Le 25 novembre, ce n’est pas juste une date comme une autre : c’est la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Cette journée a été instituée officiellement par l’ONU en 1999, en hommage aux sœurs Mirabal ,trois militantes dominicaines très badass, assassinées sous la dictature. Leur combat a inspiré un symbole fort contre les violences faites aux femmes.
Cette journée marque aussi le début des “16 jours d’activisme”, une période où on redouble d’efforts pour sensibiliser, soutenir, dénoncer, et surtout agir.
Quelques chiffres qui font mal (mais qu’il faut regarder en face)
Bon, trêve de blabla, voici des stats (elles sont pas drôles, mais Il vaut mieux les avoir).
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Dans le monde, presque 1 femme sur 3 a subi des violences physiques ou sexuelles de la part d’un partenaire intime ou d’un non-partenaire au moins une fois dans sa vie.
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En 2023, selon l’ONU, environ 51 100 femmes sont mortes tout simplement parce qu’elles étaient tuées par un partenaire ou un membre de leur famille. Cela revient à une femme toutes les 10 minutes : effrayant.
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En Europe, entre 12 % et 15 % des femmes subissent des violences au sein de leur foyer quotidiennement. Oui, tous les jours.
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Sur le plan numérique aussi, la violence progresse : d’après le Conseil de l’Europe, 58 % des filles ont déjà vécu du harcèlement en ligne.
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Côté diplomatie, la France rappelle son engagement : en 2025, elle affirme que 1 femme sur 3 dans le monde a subi des violences de genre (physiques, sexuelles, ou psychologiques).
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Selon l’Allier , en 2023, 271 000 violences commises par un partenaire ou ex-partenaire ont été enregistrées par les services de sécurité.
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Toujours en France, sur ces violences conjugales, les deux tiers sont des violences physiques ou sexuelles.
Ce que ces chiffres nous disent, et pourquoi ça fout les glandes (mais on peut faire quelque chose)
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Le foyer reste un endroit dangereux L’endroit où beaucoup devraient se sentir le plus en sécurité, leur maison, est souvent le plus risqué. Ces violences, ce ne sont pas des faits divers : c’est un problème structurel.
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Sous-déclaration massive Beaucoup de violences ne sont jamais signalées. Le silence reste une ennemie redoutable (peur, honte, manque de confiance dans les institutions… tout ça joue).
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Nouvelle dimension numérique Le harcèlement en ligne montre que la violence ne se limite pas au physique : le virtuel, c’est devenu un terrain d’abus. Et c’est pas “juste des trolls” : ça laisse des traces.
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Besoin de tout le monde Ce combat n’est pas “que pour les associations féministes” ou “que pour l’État” : chacun peut jouer un rôle. Voisin·e, collègue, ami·e : ton indifférence ou ton action compte.
Bon, je ne vais pas faire comme si tout était réglé, parce que non, ça ne l’est pas. Et en tant que grande “optimiste-réaliste”, je suis convaincue qu’on peut faire mieux, mais ça demande plus que des posts Insta violets ou des slogans. Voici ce que je pose comme idées (et tu peux me dire si je délire) :
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Parler : ne pas laisser ces sujets dans l’ombre. Plus on parle, plus on dé-stigmatise.
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Éduquer dès le plus jeune âge : à l’école, à la maison, dans les médias. L’égalité, ça se construit.
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Soutenir les victimes : associations, refuges, numéros d’urgence… il faut renforcer tout ça.
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Imposer la responsabilité des agresseurs : justice, mais aussi éducation, prise en charge psychologique, pour que ça ne “refasse pas surface”.
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Sensibiliser à la cyberviolence : parce qu’on peut “agresser” sans quitter le canapé.
Numéros d’urgence et d’écoute
🚨 17
Police / Gendarmerie — en cas de danger immédiat.
🚨 112
Numéro d’urgence européen — fonctionne partout, même sans crédit.
🚨 114
Urgence par SMS ou message (idéal si tu ne peux pas parler ou si tu es en situation de handicap).
💜 3919 – Violences Femmes Info
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Appel anonyme et gratuit
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7j/7 (horaires larges)
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Pour conseils, écoute, orientation
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Pour les victimes ou les proches
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Violence conjugale, sexuelle, psychologique, mariage forcé, harcèlement…
🟣 116 006 – France Victimes
Plateformes en ligne
Pour parler en direct à une professionnelle sans laisser de trace.
Tchat 3919
Certaines associations proposent un tchat si l’appel téléphonique est trop difficile.
Porter plainte en ligne pour certains faits
Pratique quand aller au commissariat semble impossible.
Hébergements et mises en sécurité
Hébergement d’urgence, orientation immédiate.
Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF)
Aide juridique
Maisons de Justice et du Droit (MJD)
Avocats spécialisés
Certaines permanences d’avocats sont gratuites en mairie ou tribunal.
Soutien psychologique
Psychologues via associations spécialisées
FNSF, CIDFF, France Victimes…
Médecin généraliste / centre de santé
Peut établir des certificats médicaux utiles pour la protection.
Pour les témoins : quoi faire ?
Si tu soupçonnes qu’une femme est victime de violences :
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Ne minimise pas (“c’est peut-être juste une dispute…”)
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Propose ton soutien sans pression
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Oriente vers le 3919
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En cas de danger : 17
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Et surtout : ne jamais confronter l’agresseur directement.
J’ai survécu, et ma voix servira toujours à soutenir celles qui se relèvent, celles qui luttent et celles qui n’osent pas encore parler.